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Séneçon du Cap

Nom vernaculaire en français : Séneçon du Cap.
Nom vernaculaire en néerlandais : Bezemkruiskruid.
Nom latin : Senecio inaequidens.

Description : Cette plante forme des touffes d’une hauteur de 30 cm à 1 m. Elle possède de nombreuses tiges coriaces et ramifiées qui portent des petites feuilles en languettes assez étroites parfois légèrement dentées. Les fleurs dorment de jolis capitules (1) jaunes de 2cm de diamètre. Comme les autres séneçons, elle produit des fruits avec une aigrette blanche plumeuse.
C’est une plante qui fleurit toute l’année et produit des graines très mobiles. Elle colonise donc très facilement de nouveaux territoires. Elle aime particulièrement le climat clément des villes qu’elle colore de jaune même au creux de l’hiver !

Histoire : Cette espèce est originaire d’Afrique du Sud. Plusieurs versions sur sa venue en Europe se côtoyant quelque peu, nous retiendrons celle-ci (2) :
« Dès le XVIIe siècle et jusqu’à la crise des années 1930, Verviers (Belgique) compte parmi les plus grands centres lainiers du monde. Après la Première Guerre mondiale, cette petite ville de l’Est de la Belgique devient capitale mondiale de la laine, avec Bradford (Angleterre). » (3) Lors de l’importation de la laine vierge et non nettoyée depuis le Cap, l’eau de la Vesdre était particulièrement indiquée pour pratiquer le nettoyage de la précieuse matière. Les graines de Séneçon s’en sont donc détachées et ont d’abord colonisé les bords de la rivière puis … participé à la propagation à l’Europe entière. Dans certains pays elle est considérée comme une plante envahissante. Ce n’est pas le cas chez nous, n’ayant pas pris la place du Séneçon commun.
Propriétés et usages : Constitue la nourriture de chenilles de petits papillons.

(1) Capitule : Le capitule est un type d’inflorescence. Il s’agit de fleurs sans pédoncules regroupées sur un réceptacle, entourées de bractées.
Cette inflorescence caractérise la famille des Asteraceae (les Composées). La marguerite est un exemple type de capitule, qui ressemble à première vue à une fleur simple, au cœur jaune, bordé de longs pétales blancs, et qui est en réalité « composée » de nombreuses petites fleurs sessiles ou fleurons. Même chose pour les pâquerettes …
(2) « Le Guide des plantes sauvages des villes de France » de Tela Botanica en donne une autre, tout aussi crédible…
(3) « Verviers, au fil de l’eau et de la laine : histoire, tourisme et politique. », p. 18-21, Par Noémie Drouguet.